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Traditions de Noël
en Allemagne

Les marchés de Noël ont une longue tradition en Allemagne comme, par exemple, celui de Dresde, dont l'origine remonte à 1434. Cette année-là, le Prince-Électeur Frédéric II autorisa le marché de la veille de Noël. Au 18e siècle, de plus en plus de stands furent ouverts, avec notamment de nombreux travailleurs à domicile venant des Mont métallifères vendant leurs jouets en bois. Le nom de ce marché, «Striezelmarkt, tient son origine d'un petit gâteau en pâte levée nommé « Strutzel » out « Striezel », le précurseur du Dresdner Christstollen, aujourd'hui connu dans le monde entier.


Christstollen de Dresde
Christstollen de Dresde
Marché de Noël de NurembergPhoto © Stadt Nürnberg / RalfSchedlbauer

Qu'il s'agisse du "Christkindlesmarkt" de Nuremberg, du Reiterlesmarkt de Rothenbourg ou du Weihnachtsmarkt de Cologne, Fribourg, Stuttgart, Munich, tous ces marchés dégagent une atmosphère particulière. Les visiteurs se pressent autour d'innombrables stands et goûtent au vin chaud, au pain d'épices en admirant les guirlandes, les boules multicolores et les angelots dorés.
Il en est un autre qui mérite d'être d'écrit, en raison de son ancienneté (plus de quatre siècles d'existence), de son ampleur et surtout des manifestations qui précèdent son ouverture : celui de Nuremberg. Le jour de l'ouverture, toute la ville se rassemble sur la place, devant le splendide édifice gothique de Notre-Dame, autour du Premier Bourgmestre assisté par son Conseil. Tout débute par des chœurs que rehaussent les sons éclatants des trompettes angéliques. Descendant la tribune sacrée, un Enfant-Jésus bien vivant, de blanc vêtu et escorté de deux anges en tunique d'or, s'avance à travers l'église, puis au-delà des portes, au-devant de la foule. La proclamation en vers qu'il adresse à l'assistance marque l'ouverture du marché. Lui succèdes le déchainement des cloches et des chants de Noël, le féerique jeu des illuminations et des éclairages, et le scintillement des décors de fête des étalages en plein vent. Une immense crèche occupe le centre de la place, d'antiques luminaires et de pittoresques enseignes à l'ancienne parent les stands et donnent à l'ensemble ce puissant caractère qui marque les traditions.




De nombreux articles vendus sur les marchés de Noël allemands proviennent de Nuremberg, centre par excellence de l'industrie des jouets en Allemagne - jouets mécaniques de précision, poupées, articles de décoration de Noël, etc... - et producteur de ces délicieuses spécialités, palets de pain d'épices finement aromatisés, plaqués de pain azyme et piqués d'amandes. Et nous terminons en évoquant ces anges en tunique d'or, aux charmants visages de cire et aux fins cheveux de soie blonde. Ils apparaissent dans les magasins aux approches de la naïveté.

Un peu d'histoire

Bien que célébrant la naissance du Christ, la fête ne commence que bien après le Moyen-Age a se dégager des coutumes et des influences païennes. Les Germains vénérant le soleil célébraient à l'origine, au solstice d'hiver, une fête au cours de laquelle ils offraient en sacrifice à Wotan et Donar des chevaux et des sangliers.
Les chrétiens célébraient, peu après, simultanément l'apparition du Saint-Esprit et la naissance de Jésus. Il était à prévoir que deux fêtes si différentes, la païenne et la chrétienne, et se suivant de si près, ne pouvant subsister dans le temps sans dommage pour l'une ou pour l'autre. Aussi l'Église, quitte à recourir à certains compromis, adopta le solstice d'hiver et se conforma aux anciens usages des peuples germains. C'est ainsi que beaucoup de personnages et de symboles païens subsistent de nos jours dans la fête de Noël et déploient chaque année leur folklore, sans enlever à Noël et déploient chaque année leur folklore, sans enlever à Noël.

Les coutumes de Noël

GengenbachL'Hôtel de Ville de Gengenbach en Forêt-Noire se transforme chaque année en calendrier d'Avent

Pendant les quatre semaines précédent avant le 24 décembre, on ouvre chaque jour une porte du calendrier d'Avent et chaque dimanche, on allume d'abord une, puis deux et enfin quatre bougie de la couronne d'Avent et on déguste des macarons, des pains d'épices et autres friandises.
La coutume d'offrir des cadeaux de Noël apparaît au cours du 16e siècle. Le jour d'usage était alors le jour de Saint-Nicolas, et pour trouver un compromis avec cette dernière fête, les cadeaux étaient distribués aux enfants, moyennant certaines prières, par un personnage à l'image de Saint-Nicolas. Ainsi naquirent simultanément le Père Noël et, en Allemagne, Knecht Rupprecht, qui est le frère Joseph, le moine bourru ou le Père Fouettard des populations latines.
Si la fête païenne du solstice d'hiver était marquée par de grands sacrifices, le dîner de Noël en Allemagne se distingue par un repas particulièrement copieux. Pour cette raison on le désigne encore aujourd'hui, à la campagne dans l'Oldenburg et le Schleswig-Holstein, le Dickbauchabend ou mieux, Vollbauchabend, littéralement "réveillon des grosses bedaines".

En Basse-Allemagne apparaît surtout sur la table de Noël le rôti de porc, pour remplacer le sanglier qui était chez les Germains un animal sacré. Souvent, les petits gâteaux de Noëll prennent la forme des animaux offerts auparavant en sacrifice. Le paganisme a laissé d'autres traces : à Solling, dans la région du Weserbergland, on suspend un bout de saucisson de Noël entamé durant le Réveillon à une poutre pour qu'il préserve la famille de la maladie durant l'année à venir. Dans d'autres contés, un saucisson entier est enfoui dans une botte de paille, laquelle est jetée au fumier pour que la future récolte soit bonne.

Pyramide de Noël à HeidelberPyramide de Noël à Heidelberg
© Heidelberg Marketing GmbH

A côté des coutumes rurales, il en est d'autres qui sont communes à la ville est à la campagne. A Alsfeld, dans le pays de la Hesse, sur la place du marché toute illuminée de chandelles, dans un décor moyenâgeux, on berce l'Enfant-Jésus pour l'endormir. Autour de lui, vieux et jeunes entonnent les vieilles chansons de Noël. A Villingen, en Forêt-Noire, on sonne le vieux ranz des vaches avec un long cor, souvenir de l'époque où l'horlogerie et le réveille-matin n'existeraient pas encore. Autour du Fichtelberg haut de 1214 mètres, les villes saxonnes érigent des grandes pyramides de Noël,. Tous les artistes amateurs sont mobilisés, plus particulièrement les sculpteurs sur bois, qui y vendent les bonshommes brûle-parfums, les anges et autres produits d'une industrie traditionnelle.

Bruit d'enfer

© Berchtesgadener Land Tourismus GmbH

Voici enfin la coutume la plus bruyante que l'on puisse imaginer. Elle provient de la région de Berchtesgaden, dans les Alpes bavaroises. On y fête la Nuit Sainte par un tir concerté qui réunit plus de mille tireurs grimpés les montagnes avoisinantes.
Le 24 et 31 décembre, plus soixante mille coups de mortier sont tirés en l'espace d'une heure. L'écho des salves se répercute, roule et s'accroît entre les murailles rocheuses jusqu'à devenir un fracas de tonnerre. Cette coutume trouve son origine dans l'effroi séculaire des hommes devant les puissances malfaisantes nées de leur imagination, qui veut que celles-ci ne puissent être chassées que par le bruit et la lumière.

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